Sekhmet


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 | Sujet: Le Feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre || Kantilal Mer 8 Juin - 17:45 | |
| Le Feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre. KANTILAL & DREAMCATCHER.
Je levai la tête vers le ciel. Les immenses arbres semblaient presque l'atteindre, les branches laissant apercevoir quelques parties de celui-ci. Ce n'était pas la première fois que je venais ici mais comme à chaque fois j'avais été surpris par l'obscurité et la fraîcheur de cette forêt. Pour vous dire à chaque fois que j’ouvrais la gueule de petits nuages de brumes se formaient et s'évanouissaient dans l'air. Bizarrement être aussi loin de mes terres ne me rassuraient pas au contraire, j'avais l'impression d'être un lion en gage alors que j'étais proche des Terres des Eaux. Cette cage était pourtant ouverte en grand mais je savais que le simple fait de m'y aventurer sans escorte me coûterait sans doute très cher. Poussant un long soupir je continuais mon chemin à travers la forêt broussailleuse. Mes pattes puissantes touchaient le sol à intervalles réguliers et mes griffes laissaient des traces dans le sol humide. Aucune envie d'être discret, qu'elle que soit la personne que je rencontrerais je lui ferais face sans me cacher. En réalité je cherchais moi-même quelqu'un ; ma fille. Un conseil, si vous voulez éviter de vous faire un sang d'encre tout le temps, ne faites jamais ô grand jamais d'enfants. Évidemment j'ignorais cela avant de me faire dominer par mes instincts primaires, primitifs, tout ce que vous voulez qui a ce sens. Mais bon je n'ai aucun regret, puis j'ai découvert les joies de la paternité, ayant élevé ma fille tout seul... C'était ironique. Mais bon je ne vais pas m'étendre sur ce sujet plus que nécessaire. Arquant un sourcil alors que je regardais autour de moi, j'eus soudain l'impression de ne pas être seul. Pourtant je continuais à marcher comme si je n'avais rien remarqué, affichant un masque froid et indéchiffrable. Mes pas me rapprochèrent vers la présence. Quelque chose en moi sonna comme une alerte, une sorte de attention bien visible, en rouge même, envahit mon cerveau alors que mon sang ne fit qu'un tour. Bien sûr que j'ai reconnu cette foutue odeur. L’odeur du loup qui était à environ vingt mètres de moi. Scrutant la silhouette noire qui se fondait presque dans l'obscurité de la forêt, je m'arrêtai à environ quinze mètres de lui. Mon visage n'exprimait rien, même pas la haine que je ressentais ; je préférais garder mes émotions pour moi. Mes yeux rubis ne le lâchaient pas et exprimaient juste une fierté sans faille alors que je représentais mon clan et que son avenir était entre mes griffes.
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